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Aristide a des velléités de reconquérir le pouvoir, mais qu'il rende compte d'abord des actes de sa présidence [Haiti Observateur]
[June 11, 2013]

Aristide a des velléités de reconquérir le pouvoir, mais qu'il rende compte d'abord des actes de sa présidence [Haiti Observateur]


(Haiti Observateur Via Acquire Media NewsEdge) L'ex-président Jean-Bertrand Aristide a sauté sur l'occasion de sa convocation par le juge chargé de l'instruction du dossier de l'assassinat de Jean Dominique pour donner une démonstration de sa popularité, affichant son intention de retourner au Palais national. Une telle effronterie n'aurait pas été possible si la justice haïtienne avait la capacité d'agir en toute indépendance et la société haïtienne était à la hauteur de ses devoirs pour exiger qu'il rende compte des actes de sa présidence. À côté des accusations de détournement de fonds, d'abus de pouvoir et une longue liste d'autres méfaits constatés après le retour du premier exil du prêtre défroqué, toute une série d'assassinats perpétrés sous son administration, en sus de celui de M. Dominique, attendent d'être abordés ou de faire l'objet d'une décision judiciaire. M. Aristide, à l'instar de JeanClaude Duvalier, doit être rendu responsable des actes criminels perpétrés sous son gouvernement, dont certains directement liés et/ou planifiés au Palais national.

À observer la mobilisation lavalassienne déclenchée par les partisans de l' ex-président Aristide, de toute évidence réagissant à son mot d'ordre, on ne peut s'empêcher de s'inquiéter d'un retour au règne de terreur, d'intimidation et d'assassinats politiques qui ont été monnaie courante sous l'administration du baron de Tabarre. Surtout que les nostalgiques de l'ère aristidienne ont, au cours de cette mobilisation du 8 mai, signifié leur intention d'oeuvrer pour que se renouvelle l'expérience du régime Aristide post-retour d'exil à Washington. Les non-lavalassiens et la majorité des familles haïtiennes qui ont subi les abus du pouvoir ou qui ont été victimes d'actes de violence sous cette administration ne peuvent de si tôt oublier que le pays tout entier était mis sous la coupe réglée des organisations Eopulaires qui faisaient la pluie et le eau temps, semant la terreur et la mort d'un bout à l'autre du pays.

Pour démontrer leur intention, les partisans zélés d'Aristide ont, au cours de la marche du 8 mai, malmené un journaliste de Radio-Télé Guiñen. Cette attaque est loin d'être un incident isolé. Elle s'inscrit dans la logique d'intolérance de Jean-Bertrand Aristide de la presse indépendante haïtienne, première ligne de défense de la démocratie contre la dictature. La violence perpétrée contre le journaliste Frantz Henry Délice, dans l'exercice de son métier, évoque l'acte d'intimidation verbale pose en janvier 1991, par le président élu Aristide, contre le journaliste Rodrigue Louis, un reporter d'Haiti-Obseryateur, dans la foulée du coup d'État avorté orchestré par le Dr Roger Lafontant. Par ce geste, M. Aristide avait annoncé la couleur. Maintenant, en violentant M. Délice, le 8 mai 2012, les lavalassiens donnent une idée de ce qu'il faudra attendre au cas où Jean-Bertrand Aristide serait de retour au Palais national.


De toute évidence, les forces qui ont contribué à bâtir le mythe Aristide, et mis en oeuvre la mission satanique d'un apôtre du mal ayant mis bas sa soutane, n'ont pas renoncé à leur idole, ni à son idéal maléfique. Autant qu'on sache, l'ancien prêtre n'a jamais fait acte de contrition pour les actes criminels qu'il a commandités ou qui ont été commis en son nom. Comme il n'avait jamais exhorté ses partisans à renoncer à la violence, lorsqu'ils se déchaînaient contre l'Église catholique, réduisant en cendre G ancienne cathédrale et attaquant la résidence du Nonce Apostolique, à la recherche de feu Mgr Wolff Ligondé, archevêque de Port-au-Prince, à qui ils voulaient infliger le supplice du collier enflammé, communément appelé « Père Lebrun ». Violant le siège diplomatique du Vatican, les hordes lavalassiennes, qui envahirent la cour et pénétrèrent la maison située jusque dans les hauteurs de Pétion- Ville, à Morne Calvaire, blessèrent cruellement à coups de machette le secrétaire zaïrois de la Nonciature. Quant au nonce lui-même, les rapports de presse faisaient croire qu'il fut saisi par les envahisseurs et exposé en petite tenue, tandis qu'on faisait des femmes dévergondées parader devant lui.

Aucune intervention personnelle et spontanée de M. Aristide alors pour rappeler ses partisans à l'ordre et au respect des normes, en dehors de l'exhortation de diplomates étrangers lui demandant de maîtriser ses ouailles. C'était les premiers bégaiements d'une campagne de terreur qui allait être déclenchée contre le pays, et dont le bilan des victimes n'a jamais été établi objectivement.

Ceux qui veulent rester neutres ou qui sombrent dans le silence face à la remontée de Lávalas n'ont qu'à se rappeler la longue liste de citoyens et citoyennes assassinés sous le régime d'Aristide, en plus des tentatives d'assassinat enregistrées. Il suffit de consulter l'inventaire établi par l'ex-sénateur Irvelt Chéry, dont on se contente d'en relever seulement quelques cas, faute d'espace, pour en avoir une idée.

En effet, dans la rubrique des assassinats, se détache le meurtre en plein jour de l'avocate Mireille Durocher Bertin commandité par le ministre de l'Intérieur d'Aristide, Mondésir Beaubrun, qui en aurait confié l'exécution aux frères Moïse. Les pistes de ce crime avaient été clairement tracées par l'Armée d'occupation américaine.

Deux autres crimes, qui ressemblent au meurtre de Mme Bertin, sont à signaler : l'exécution sommaire du pasteur Antoine Leroy et de Jacques Florival, imputé aux frères Arbrouet, aussi hommes de main attitrés d'Aristide impliqués dans d'autres forfaits de cette nature sous l'administration du prêtre défroqué.

On ne peut énumérer tous les assassinats perpétrés sous JeanBertrand Aristide durant les sept à huit ans qu'a duré sa campagne de terreur contre le pays, contentons-nous d'en rappeler quelques-uns : Eugène Baillergeau jr, le député Jean Hubert Feuille, Me Michel Gonzalez, la policière Marie Christine Jeune, Benson Joseph, Eddy Arbrouet, le général Tiri (ainsi connu), le général Covington (ainsi connu aussi), Gary Obas, chauffeur du sénateur Méhu Garçon, le député Emilio Passe, Emmanuel Arbrouet, l'inspecteur de Police Berthony Bazile, le Rév Père Jean PierreLouis (Pè Ti-Jan), l'inspecteur de Police Ricelin Doméus, tué à Mirebalais, le Dr Jimmy Laianne, le sénateur Jean Yvon Toussaint, le colonel Jean Lamy, les frères Versailles, Michel-Ange Philistin, dit Ti-Bora, Mme Jean Coulanges, etc.

Sur le chapitre des tentatives d'assassinat dont les victimes n'ont pas été tuées, il faut citer les noms de Mme Marie-Claude Préval Calvin (soeur de l'ex-président René Préval), le député Jean Gabriel Fortuné, le sénateur Méhu Garçon, le Dr Carrénard, le sénateur Edgard Leblanc fils, le professeur Sauveur Pierre Etienne, Pierre Lespérance, directeur de la Coalition nationale pour les droits des réfugiés haïtiens (NCHR) et membre de la Plate-forme des organisations haïtiennes de droits humains, Mme Carmel Moïse Bley, éditrice de la Revue Carribbean Network Magazine, l'agronome Dieugrand JeanBaptiste.

Les scandales financiers à rebondissement et les dénonciations de détournement de fonds publics et d'autres brigandages de cette nature sont légions. Ils feront l'objet d'une analyse séparée dans une prochaine édition.

Certes, les bénéficiaires du gangstérisme politico-financier installé en Haïti sous l'administration de M. Aristide ont hâte de renouer avec ce passé honteux de notre histoire. Mais les amants de, la liberté, de la démocratie et de l'État de droit ont intérêt à se battre comme un seul homme pour barrer la route à un retour au pouvoir de Lávalas.

En attendant que la justice se prononce sur tous ces méfaits, l'ex-président Aristide a l'obligation de fixer sa position sur les actes de son administration. Tout comme il avait mené une guerre obstinée contre Jean-Claude Duvalier et les putschistes qui étaient poursuivis en justice pour « crimes financiers » et «massacres de citoyens innocents ».

Aristide has ambitions to regain power; he should first be held accountable for acts of his presidency Former President Jean-Bertrand Aristide has seized the occasion of his meeting with the judge investigating the case of the assassination of Jean Dominique to give a demonstration of his popularity, showing his intention to return to the National Palace. Such effrontery would not have been possible if the Haitian justice system were truly free to act and the Haitian society were functioning appropriately in respect to its duties to demand that he is held accountable for acts committed under his presidency. G? addition to charges of embezzlement, abuse of power and a long list of other misdeeds recorded after the return from the first exile of the defrocked priest, a series of killings under his administration, in addition to that of Mr. Dominique, are awaiting proper handling or/and to be the subject of a judicial proceedings. Mr. Aristide, like Jean-Claude Duvalier, must be held responsible for criminal acts committed under his government; some of which may even be linked to the National Palace.

Observing the Lávalas mobilization triggered by supporters of former President Aristide, obviously reacting to his beck and call, one can't help but worry about a planned return to the reign of terror, intimidation and political assassinations which were commonplace under the administration of the Baron of Tabarre; especially those who long for a return to the Aristide era have, during this mobilization of May 8, signified their intention to work to renew the experience of the post- Aristide return from exile in Washington regime. Non-Lavalas people and the majority of Haitian families who have suffered the abuse of power or have been victims of violence in his administration can't so soon forget that the whole country had fallen under the clutches of popular organizations which dictated what went on in the country, spreading terror and death throughout Haiti.

To demonstrate their intent, zealous supporters of Aristide, during the march of May 8, manhandled a journalist from Radio-TV Guiñen. This attack is far from being an isolated incident. It is part of the logic of intolerance of Jean-Bertrand Aristide of Haiti's independent press, the first line of defense of democracy against dictatorship. The violence against journalist Henry Frantz Delight, in the exercise of his profession, refers to the act of verbal intimidation perpetrated in January 1991 by President-elect Aristide against journalist Rodrigue Louis, a reporter for Haiti-Observateur, in the wake of the failed coup orchestrated by Dr. Roger Lafontant. By this gesture, Aristide made no secret of his intentions. Now, by assaulting Mr. Délice, May 8, 2012, the Lávalas people give an idea of what to expect if Aristide were to return to the National Palace.

Clearly, the forces that helped build the Aristide myth and carry out the satanic mission of an apostle of evil who defrocked, have neither renounced their idol, nor his evil ideals. For all we know, the former priest never made an act of contrition for the crimes he has sponsored or which have been committed in his name. He had never urged his supporters to refrain from violence when they unleashed against the Catholic Church, reducing to ashes the old cathedral and attacking the residence of the Apostolic Nuncio, in search of the late Bishop Wolff Ligondé, the Archbishop Port-au-Prince. They wanted to inflict upon the latter the punishment of the flaming necklace, known as "Father Lebrun." Violating the diplomatic mission of the Vatican, the hordes of Lávalas faithful invaded the court and entered the house located in the heights of PétionVille, at Morne Calvaire, and badly wounded with machetes the Zairian secretary of the Nonciature. As for the nuncio himself, press reports indicated that he was seized by the invaders and exposed in his underwear while licentious women were made to parade before him.

No personal and spontaneous intervention by Mr. Aristide then to call his supporters to order and comEliance with the law, outside the exortation of foreign diplomats asking him to control his flock. It was the first stammering of a terror campaign that would be launched against the country, and of which the death toll has never been objectively established.

Those who want to remain neutral or who sink into silent in the face of the resurgence of the Lávalas only have to remember the long list of citizens murdered during the Aristide regimes, in addition to assassination attempts also recorded. We only need to mention the report prepared by former Senator Irvelt Chery, of which only a few cases are mentioned due to spatial constraints, just to get an idea.

Indeed, under the heading of murder, the assassination in broad daylight of lawyer Mireille Durocher Bertin sponsored by Aristide's Interior Minister Mondesir Beaubrun, who has entrusted the execution to the Moïse brothers stands out. The tracks of this crime were clearly drawn by the U.S. Army during their time as occupying forces.

Two other crimes, which resemble the murder of Ms. Bertin, are worth noting: the summary execution of Pastor Antoine Leroy and Jacques Florival attributed to the Arbrouet brothers, also known Aristide's henchmen involved in other crimes of this nature perpetrated during the administration of the defrocked priest.

We can't enumerate all the killings having occurred under Jean-Bertrand Aristide in the seven to eight year period of his terror campaign against the country. Suffice it to recall a few: Eugène Baillergeau Jr., Congressman Jean Hubert Feuille, Michel Gonzalez, policewoman Marie Christine Jeune, Joseph Benson, Eddy Arbrouet, General Titi (as he is known,) General Covington (also as he is known ,) Gary Obas, the driver of Senator Méhu Garçon, Congressman Emilio Passe, Emmanuel Arbrouet, Inspector of Police Berthony Bazile, Rev. Father Jean Pierre-Louis (Pè Ti- Jan), Police Inspector Ricelin Dornéus killed in Mirebalais, Dr. Jimmy Lalanne, Senator Jean Yvon Toussaint, Colonel Jean Lamy, the Versailles brothers, Michel-Angel Philistin (nicknamed Ti-Bora,) Ms. Jean Coulanges, etc.

On the subject of assassination attempts in which the victims were not killed, we mention the names of Marie-Claude Preval Calvin (sister of former President René Preval), Congressman Jean Gabriel Fortune, Senator Méhu Garçon Dr. Carrénard, Senator Edgard Leblanc jr, Professor Sauveur Pierre Etienne, Pierre Lespérance, Director of the National Coalition for the Rights of Haitian Refugees (NCHR) and member of the Platform of Haitian Human Rights organizations, Carmel Moïse Bley, editor of the Carribbean Network Magazine, and Agronomist Dieugrand JeanBaptiste.

Financial scandals and repeated accusations of misappropriation of public funds and other robberies of this nature are legion. They will be the subject of a separate analysis in a future edition.

The beneficiaries of political and financial gangster-ism installed in Haiti under the administration of Mr. Aristide are eager to reconnect with the shameful past of our history. But lovers of freedom, democracy and the rule of law need to bind together in fighting as one man to bar the way to a return to power of Lávalas.

Until the court rules on all these misdeeds, former President Aristide has the obligation to state his position on the acts of his administration. Just as he had led a relentless war against Jean-Claude Duvalier and the coup leaders who were prosecuted for "financial crimes" and "massacres of innocent citizens." (c) 2013 Haiti Observateur

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